L'aménagement de la COP21/CMP11

Du 30 novembre au 11 décembre 2015, la France accueille la communauté internationale sur le site de Paris-Le Bourget.

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Le centre de conférence

Le cœur battant de la COP21. Accessible uniquement aux personnes accréditées, cette zone sera gérée par les Nations unies durant la conférence. Une véritable ville éphémère qui va vivre 24h/24.

Les espaces Générations climat

Par leur proximité avec le centre de conférence et par leur dimension, les espaces Générations climat constituent une première dans l’histoire des COP. Ouverts à un large public ainsi qu’aux personnes officiellement accréditées, ces espaces constituent un vaste lieu de débats, de savoir, d’échanges et de convivialité.

La galerie

Cette exposition a vocation à offrir un panorama des solutions développées par les entreprises pour faire face aux changements climatiques. Strictement réservée aux professionnels, cette initiative privée, proposée et financée par Reed Expositions, a été mise en place en direction des acteurs économiques et institutionnels désireux de soutenir l’engagement des États par la preuve que les solutions existent. Pour en savoir plus

Négociations et débats

« Paris Climat 2015 ne devra pas être une réunion pour essayer mais une réunion pour décider »

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international

Paris Climat 2015 sera l’une des plus grandes conférences sur le climat jamais organisée. Pour recevoir dans les meilleures conditions les 40 000 personnes attendues, la France a choisi le site de Paris-Le Bourget pour sa capacité d'accueil (18 hectares) et d'accessibilité. C'est au cœur du centre de conférence que se jouera la réussite de la COP21. Ouverte uniquement aux personnes accréditées, cette zone, placée sous la responsabilité du Secrétariat général de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), va vivre au rythme des négociations, jusqu’à fonctionner 24 heures sur 24.

Le centre de conférence comprend notamment deux salles plénières, qui sont le centre névralgique des négociations filmées et retransmises en direct ; 32 salles de négociation pour peaufiner les textes ; un centre de presse où travailleront près de 3 000 journalistes du monde entier ; des salles dédiées aux évènements parallèles et des bureaux réservés à la présidence de la COP21, à l'équipe des Nations unies, aux délégations et aux représentants de la société civile.

Deux salles plénières

Le centre névralgique des négociations

Deux grandes salles plénières sont prévues :

  • l’une aménagée dans l’un des halls « en dur » pourra accueillir 1 300 personnes.
  • l’autre à l’extérieur sera construite de toutes pièces et composée d’une structure de portiques en bois d’origine française et d’une « double peau » améliorant ainsi l’isolation acoustique et l’isolation thermique. Conçue pour pouvoir être démontée et réutilisée pour d’autres événements, elle aura une capacité de 2 000 personnes.

On pénètre dans ces deux salles, centre névralgique des négociations, par un grand hall d’entrée, espace de respiration et de concentration. Tout ce qui y est filmé est retransmis en direct sur des écrans disposés partout dans le centre de conférence et dans les espaces Générations climat, mais aussi sur le site Internet de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.

Deux salles plénières

C’est là que vont se dérouler les principaux débats sous la houlette de la présidence française. Ces débats sont formels : en séance plénière, les ordres du jour et des décisions sont adoptés ; des points d’avancée sur les négociations sont faits régulièrement, des déclarations politiques sont formulées. C’est aussi là, notamment, que la dramaturgie des négociations bat son plein, en particulier à l'approche de la fin de la conférence, lorsque le président de la COP doit faire adopter un accord par consensus. Il ne peut donner son coup de marteau, marquant l’adoption au consensus, que si aucun pays ne lève son drapeau… Et bien souvent, le consensus est obtenu après plusieurs suspensions de séance et au prix de nuits blanches, les séances plénières reprenant à n’importe quelle heure de la journée ou de la nuit !

Deux salles plénières
32 salles de négociation

Négocier en petit groupe sur des sujets précis

Fermées à la presse mais souvent ouvertes aux représentants de la société civile, les salles de négociation accueillent les délégués des pays pour des réunions en groupe, de taille variable, sur des sujets précis. Situées à proximité des salles plénières et de la la place centrale du centre de conférence, construites à l’extérieur des halls existants, ces salles offrent diverses capacités d'accueil, les plus grandes atteignant 500 places.
32 salles de négociations
Les 32 salles prévues pour la COP21 reflètent l'importance du nombre de sujets à l’ordre du jour de la conférence. La négociation sur le climat recouvre en effet plusieurs dizaines de sujets, comme, par exemple, la finance, la forêt, la nature des gaz à effet de serre couverts par les accords, les mesures de vérification ou bien encore l’éducation au changement climatique. Ce sont dans ces salles que les délégués travaillent à l’écriture des textes de négociation, à leur « nettoyage » avant de passer en salle plénière. Il n’est pas rare de trouver de nombreux journalistes à la sortie de ces salles qui tentent d'obtenir une information sur l’avancée d’un texte.

Centre de presse

Pour accueillir jusqu’à 3 000 journalistes du monde entier

Conçu pour accueillir jusqu’à 3 000 journalistes du monde entier, ce centre de presse offre différents espaces de travail : des cabines réservées aux journalistes radio et télé, des tables avec connexion wi-fi pour permettre aux rédacteurs d’écrire et d’envoyer leurs articles. Tous les moyens techniques sont prévus pour que les journalistes puissent travailler 24 heures sur 24.
Centre de presse
Trois salles de conférence de presse équipées de postes de traduction sont aussi prévues, dont deux à l’intérieur du centre de presse. L’une d’elle est à la disposition des représentants de la société civile, les deux autres sont réservées aux représentants des États et des parties, à la présidence de la COP21/CMP11 et aux représentants des Nations unies. C’est là que se font les annonces, les déclarations importantes, les explications sur tel point de négociation. Ces salles de conférence de presse constituent des lieux stratégiques, car les journalistes sont des relais très importants pour commenter et faire partager en direct ce qui se passe dans le centre de conférence. Certains pays n’hésitent pas, parfois, à utiliser ces espaces pour envoyer des messages ou faire des annonces avant même de s’exprimer en salle plénière. Afin de faire vivre en direct la COP21, plusieurs studios seront également mis à la disposition de radios et de télévisons pour enregistrer et diffuser leurs émissions, journaux…
Centre de presse
Toutes les conférences de presse sont filmées et retransmises en direct sur des écrans disposés partout dans le centre de conférence et dans les espaces Générations climat, mais aussi sur le site Internet de la CCNUCC.

Le processus d’accréditation est réservé aux journalistes appartenant à des organes d’information officiellement enregistrés dans un pays reconnu par l’Assemblée générale des Nations unies. Pour obtenir une accréditation, il est nécessaire de réaliser une demande sur le site Internet du secrétariat de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), à cette adresse : www.cop21.gouv.fr/fr/espace-medias/accreditation-et-voyage-de-presse

Bureaux des délégations

Des lieux stratégiques

L’entrée est strictement réservée aux membres de chaque délégation (pays ou groupe de pays), qui s’y retrouvent pour des réunions, pour rendre compte aux autres de tel rendez-vous informel ou bilatéral, etc. Il s’agit d’espaces payants où la confidentialité est maximale, car chacun y discute et peaufine sa stratégie de négociation.

Bureaux des delegations
Bureaux pour la société civile

Des lieux pour peser dans les négociations

Aux Nations unies, ce sont les États qui prennent les décisions sur le principe du consensus. Mais les représentants de la société civile, soit près de la moitié des personnes accréditées, sont étroitement associés aux négociations et disposent de bureaux réservés dans le centre de conférence. C’est là que se réunissent et travaillent les représentants des neuf « piliers » reconnus par les Nations unies, c’est-à-dire :

  • les organisations non gouvernementales travaillant sur les sujets « environnement » dites « ENGO » 
  • les administrations locales et autorités municipales, c’est-à-dire les collectivités territoriales dites « LGMA » 
  • les organisations représentant les peuples/communautés autochtones dites « IPO » 
  • les milieux professionnels et industriels dits « BINGO » 
  • les instituts de recherche et les organisations indépendantes dits « RINGO » 
  • les organisations syndicales dites « TUNGO » 
  • les organisations de défense des droits des femmes, dites « Women and gender » 
  • les organisations de jeunesse dites « YOUNGO » 
  • les organisations agricoles dites « Farmers »
Bureaux du secrétariat de la CCNUCC et de la présidence française de la COP21

Pour assurer le bon fonctionnement de la COP

Pour faire fonctionner la COP21, tant pour ses aspects techniques et logistiques que pour la négociation, une double équipe est mise en place.

Du côté de la présidence française, l’équipe en charge des négociations est pilotée par Laurence Tubiana, tandis que le secrétariat général, dirigé par Pierre Henri Guignard, est en charge des aspects logistiques (transports, hébergement, fonctionnement du site, communication, etc.). Pour plus d’informations sur l’équipe de France du climat, c’est ici.

Bureaux de la convention

Les Nations unies ont elles aussi une équipe double : Christiana Figueres pilote l’équipe travaillant sur le fond, tandis qu’un secrétariat, sous la direction de Salwa Dallalah, est en charge des aspects organisationnels et logistiques. Les espaces France et Nations unies seront voisins.

Salles de side events

Des lieux qui contribuent à la dynamique globale de la conférence

Side events désigne le foisonnement d’événements « parallèles » aux négociations, qui ne font pas partie du programme officiel mais constituent des moments d’information, d’échanges, de promotion de solutions, de débats et contribuent, à ce titre, à la dynamique globale de la conférence.
Side Events
Lors de certaines COP, on a pu dénombrer plusieurs centaines de side events organisés durant la conférence. Ils sont également très importants pour faire avancer les négociations et introduire de nouveaux sujets dans les débats. Par exemple, par le passé, des sujets comme la déforestation ou le rôle des femmes et des collectivités locales ont été portés par la société civile lors de side events puis sont progressivement apparus à l’ordre du jour des COP.

Un certain nombre de salles de side events sont prévues dans le centre de conférence, mais aussi au sein des espaces Générations climat.

Stands et pavillons

Des lieux d'exposition ouverts au public

Si certains espaces sont très confidentiels, d’autres au contraire ont vocation à accueillir des activités ou des événements davantage publics. Il s’agit des stands d’exposition ou des pavillons. Présents et répartis dans le centre de conférence comme dans les espaces Générations climat, ils permettent aux représentants des États, de certaines institutions ou de la société civile d’être présents, d’être vus, de communiquer sur leurs propositions, de promouvoir leurs actions et leurs campagnes, d’échanger publiquement avec les autres parties prenantes des négociations.

stands et pavillons
Eco-responsabilité

« La France, en accueillant la COP21, sera exemplaire pour entraîner les autres pays afin qu’ils s’engagent contre le dérèglement climatique.»

Ségolène Royal, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie

La France entend montrer l'exemple en organisant une conférence éco-responsable fondée sur l'économie circulaire : zéro déchet, zéro gaspillage ; un vaste dispositif de tri ; du papier 100% recyclé et recyclable ; le moins de plastique possible ; la priorité donnée aux transports en commun...

Produire peu mais bien, utiliser au maximum et recycler le plus possible, voilà la feuille de route que la France s'est fixée. Avec deux objectifs : une empreinte carbone limitée et compensée, et surtout, l'obtention de la certification ISO 20121 (norme internationale de développement durable), ce qui serait une première pour un événement de cette ampleur.

Une COP qui fonctionne sur le principe de l’économie circulaire

Une réalité simple et de bon sens

On peut résumer l'économie circulaire ainsi : produire peu mais bien, utiliser au maximum et recycler le plus possible.

Economie circulaire

Ainsi, les déchets générés par la COP seront des ressources pour d’autres. De même, le matériel utilisé sera loué à chaque fois que c’est possible, qu’il s’agisse des structures temporaires construites en plus des grands halls existants (les tentes, les planchers) ou du mobilier (chaises, tables, lampes, estrades, etc.). Quant au mobilier et au matériel qui n’auront pas pu être loués, ils seront donnés, à l’issue de la conférence, à des acteurs locaux : associations, écoles, bibliothèques municipales, etc.

Objectif : zéro gaspillage, zéro déchets

Le tri des déchets sera la règle à Paris-Le Bourget

Ce tri, simple et pédagogique, permettra de tirer parti au maximum de cette richesse que sont les déchets. Grâce à des conseillers et à une signalétique appropriée, les visiteurs et participants seront guidés dans la façon dont ils devront trier leurs déchets, qui seront ensuite acheminés par des camions électriques vers un centre de tri implanté au nord du site. Le tri sera alors contrôlé et optimisé.

Chaque catégorie de déchets sera ensuite pesée, tracée et emportée vers les points de valorisation du département. Le papier aura bien sûr un traitement de faveur ! Les produits de nettoyage et d’entretien sont tous garantis respectueux de l’environnement. Il n'y aura pas de café en dosette mais du café moulu sur place. Pour la mise en place de l’ensemble de ce dispositif, une attention particulière sera portée à la limitation voire à l’élimination des nuisances, visuelles, acoustiques ou olfactives.

La chasse aux déchets plastiques

Mise en place d’un dispositif

Pour limiter les déchets plastiques (bonbonnes, bouteilles, gobelets, etc.) et permettre aux participants et aux visiteurs d’étancher leur soif gratuitement, tout un dispositif est prévu. D’abord, les espaces Générations climat et le centre de conférence seront dotés d’un réseau de fontaines reliées au réseau de distribution d’eau potable. La France mobilise ainsi son service public de l’eau pour mettre gratuitement à la disposition de la COP21 une eau potable d’une qualité irréprochable. Les gobelets en plastique seront remplacés par des gobelets écologiques, consignés et réutilisables, ou, dans certains cas, par des gobelets recyclables.

De plus, des sacs en papier éco-conçus et biodégradables seront utilisés à la place des sacs en plastique.

Vers une certification ISO 20121

La COP21 vise l’obtention de cette norme internationale

Cette norme internationale est un système de management qui permet d’organiser un événement dans le respect des trois dimensions du développement durable : environnementale, sociale et économique. Cette certification, inédite pour un événement de cette ampleur, répond à plusieurs objectifs que s’est fixés la France, notamment :

  • garantir un accueil de qualité 
  • limiter l’empreinte environnementale de la COP21 
  • constituer un héritage fort pour les organisateurs des prochaines COP et pour l’organisation de futurs grands événements nationaux et internationaux en France 
  • donner l’opportunité à toute la filière événementielle française et aux prestataires impliqués dans l’organisation de la COP21 d’adopter de bonnes pratiques et de progresser 

En savoir plus

La COP21 au défi de l’énergie

Montrer l'exemple

Un événement comme la COP21 équivaut à 40 MW d'énergie. Vaste défi énergétique de répondre à ces besoins au Bourget, en sachant qu’il s’agit de structures et d’installations éphémères.

Dans l’événementiel classique, les grandes tentes sont généralement chauffées à l'aide de générateurs électriques qui fonctionnent au fioul. Pour la COP21, les choses seront faites différemment : les halls « en dur » seront chauffés grâce à une nouvelle chaudière à gaz, qui permettra de réduire de 20 % les émissions de dioxyde de carbone (CO2) et de 75 % celles d’oxyde d’azote (NOx), et de diminuer ainsi l’impact carbone et la pollution locale. Les structures éphémères seront chauffées grâce à des dispositifs très performants (régulateur de température pour rester à 19°C environ, soufflerie électrique ou convecteurs dernière génération). Et les générateurs seront utilisés uniquement en cas d’urgence (panne ou pic de froid) pour garantir une alimentation permanente à certains espaces clés (espaces de négociations, presse) : il s’agira de modèles récents et innovants, dont un fonctionne à partir d’huile végétale et de panneaux solaires.

D’autres dispositifs sont prévus : priorité à la lumière naturelle grâce à des puits de lumière, éclairage à base de LED et d’ampoules basse consommation, des vélos pour recharger les batteries des téléphones mobiles et des tablettes, de petits arbres à vent pour alimenter les LED qui éclaireront la forêt de drapeaux à l’entrée du site, etc.

Différentes ambiances lumineuses seront proposées en fonction de l'usage du lieu : un éclairage fonctionnel pour travailler, sobre et neutre pour négocier, convivial pour se réunir informellement, discret pour se détendre et se relaxer.

De l’activité, des emplois, de la visibilité pour les territoires

La France, capitale du monde durant deux semaines

La COP21 représente une opportunité pour les territoires impliqués dans l’organisation de cet événement, qui va attirer environ 40 000 personnes venues du monde entier. L’organisation de cette conférence va alimenter directement l’économie locale et sera créatrice d’activités et d’emplois.

Le secteur du tourisme en Île-de-France pourra directement bénéficier de ces retombées économiques. D'après le bureau des congrès et conférences de l’office de tourisme de la ville de Paris, outre les 170 millions d’euros de dépenses publiques, un tel événement va rapporter environ 100 millions d’euros à la région Île-de-France du fait des dépenses diverses des participants (hébergement, restauration, achats, etc.).

Pour aménager et faire fonctionner le site de Paris-Le Bourget, près d'une soixantaine de prestataires et entreprises sont mobilisés. Les emplois générés par l’événement vont bénéficier de façon prioritaire aux personnes habitant la région. Il est aussi prévu de mobiliser environ 600 jeunes gens, résidant principalement en Seine-Saint-Denis. 200 de ces jeunes, en formation BAC professionnel et BTS, vont pouvoir réaliser leur stage d’étude auprès de prestataires spécialistes de l’événementiel travaillant sur la COP21. Et 400 étudiants, venant principalement des universités Paris-VIII-Saint-Denis et Paris-XIII-Villetaneuse, sélectionnés sur leur connaissance d'une ou plusieurs langues étrangères, participeront à l’accueil et à l’orientation des visiteurs, sur le site de Paris-Le Bourget et dans les gares et aéroports concernés.

Le site de Paris-Le Bourget en moins de 45 minutes

Priorité aux transports en commun

Pour se rendre sur le site de Paris-Le Bourget, prendre sa voiture n’est pas une bonne idée. Les embouteillages fréquents sur les routes desservant le site et le stationnement difficile sur place rendent ce mode de déplacement très hasardeux. Mieux vaut préférer les transports en commun.

En lien avec les opérateurs de transports et les collectivités locales, une série de dispositions est prévue pour renforcer et aménager les réseaux de transports en commun existants, en particulier la ligne 7 du métro (station Fort d’Aubervilliers) et la ligne B du RER (station Le Bourget) qui seront les principaux moyens d’acheminement. Un service de navettes en bus sera ainsi mis en place pour desservir le centre de conférence à partir de ces deux stations, avec une large amplitude horaire (de 5h jusqu’à 1h du matin).

Des lignes spéciales par autocars (accès réservé uniquement aux accrédités) sont prévues pour relier jour et nuit la zone hôtelière de Roissy-Charles-de-Gaulle et le site de la conférence. Et, la nuit uniquement, plusieurs autres autocars spéciaux relieront le site de la conférence aux principales zones hôtelières dans Paris.

La mobilité sur le site lui-même, qui est très vaste, sera aussi facilitée grâce aux minibus électriques qui permettront aux négociateurs et aux participants de se rendre rapidement d’un point à l’autre. Une flotte de 200 voitures électriques permettra, par ailleurs, de relier les hôtels et le centre de conférence à la demande.

Une empreinte carbone limitée et compensée

L'exigence française

Si l’accord-cadre signé entre la France et les Nations unies pour l’organisation de la COP21 impose le principe de la compensation carbone de l’événement, la France a décidé d’aller plus loin. Pour réduire le plus possible l’empreinte carbone de la COP21, un plan d’action a été mis en place, qui comporte plusieurs volets comme :

Les émissions de gaz à effet de serre générées par le montage, le fonctionnement et le démontage du centre de conférence et des espaces Générations climat seront quantifiées précisément et ensuite compensées.

Du papier 100 % recyclé et recyclable

Le dispositif paper on demand (ou «papier à la demande»)

Depuis trois ans, les COP respectent un dispositif appelé paper on demand ou « papier à la demande », qui vise à éliminer au maximum les documents imprimés à l’avance, à généraliser l’utilisation de documents électroniques et à n’imprimer qu’à la demande. Malgré ces efforts, une COP représente encore 3 à 5 millions de pages imprimées, qui se retrouvent bien souvent jetées dans une poubelle classique.

Sur le site de Paris-Le Bourget, 100 % du papier mis à disposition des participants et des négociateurs pour travailler sera issu du recyclage et recyclé via une filière innovante : une entreprise de fabrication de papier, située à peine à une centaine de kilomètres du Bourget, se chargera de transformer les feuilles usagées en papier tout neuf ! Exemple parfait de l’économie circulaire !

Convivialité

«Le 10 décembre 1948, la France accueillait les Nations unies pour adopter la Déclaration universelle des droits de l'Homme. Lors de la COP21, la France va accueillir tous les pays pour une nouvelle étape des droits.»

François Hollande, président de la République française

Le site de Paris-Le Bourget va se transformer, pendant deux semaines, en véritable ville éphémère qui se devra d’être accueillante et conviviale. Espaces de travail fonctionnels et confortables, lieux de détente et de relaxation, services de proximité (banque, bureau de poste, kiosques à journaux...) seront installés sur tout le site pour faciliter le quotidien des participants.

Et quelle que soit l’heure, le budget, les habitudes ou les préférences alimentaires, il sera possible de se restaurer auprès des triporteurs à vélo, d'un food truck ou dans un restaurant. Tous proposeront du fait maison avec des produits de saison mettant à l'honneur la gastronomie française.

Quant aux espaces Générations climat, chaque journée sera rythmée par des débats, des tables rondes et des expositions. Par leur proximité avec le centre de conférence et par leur dimension, ces espaces constituent une première dans l’histoire des COP.

La forêt de drapeaux

Symbole de la communauté internationale

Sur le grand parvis d’accueil du centre de conférence, une forêt de drapeaux invitera de façon solennelle les visiteurs à pénétrer sur le site d’une conférence historique pour le climat et notre avenir. Cette forêt de drapeaux symbolise la communauté internationale et la diversité des participants venus du monde entier.

A quelques mètres de là, deux « arbres à vent » seront installés. Derrière ce nom poétique se cache une jolie innovation : il s’agit d’un système éolien en forme d’arbre stylisé, dont les feuilles tournantes agissent comme des mini-éoliennes capables d’entraîner en rotation des générateurs. La micro-électricité ainsi générée est multipliée par le nombre de feuilles d' un arbre. Pour en savoir plus, c'est ici

la forêt de drapeaux
La rue couverte et la place centrale

Aux Champs-Elysées !

aux champs ElyseesLes halls construits « en dur » sur le site de Paris-Le Bourget sont séparés par deux axes de circulation qui traversent le site d’est en ouest et du nord au sud. Au croisement de ces axes, une place centrale. Durant toute la COP21, ces deux « rues » et ce carrefour seront couverts et partiellement chauffés pour permettre aux participants de circuler dans l’ensemble du site à l’abri des intempéries. Des espaces de restauration et de détente ainsi que des services seront aménagés le long de ces axes, pour donner de la vie au centre de conférence et le transformer en une véritable ville éphémère.

Un centre ville… presque comme dans la vraie vie !

Une ville éphémère

C'est au cœur de cette ville éphémère que les participants pourront accéder à toute une série de services : banque et bureau de change, bureau de poste, kiosque à journaux, infirmerie pour les petits bobos, mais aussi une salle de méditation… Autant de lieux indispensables à une atmosphère conviviale et propice aux échanges informels et chaleureux, loin de l’atmosphère parfois tendue des négociations, de la pression des agendas chargés. Et qui sait, peut-être est-ce au pied d’un panier de basket que certains points de blocage pourront être levés !

Les espaces Générations climat

Savoir et faire savoir

Espaces Génération ClimatLes espaces Générations climat (accessibles tous les jours, sauf le 6/12/2015 et à un large public) vont offrir aux visiteurs de nombreuses opportunités de s’informer, de participer et d’imaginer l’avenir. Chaque journée sera rythmée de nombreux débats, conférences et tables rondes. Les actrices et les acteurs de la société civile y présenteront leurs projets, leurs initiatives, leurs solutions.

Un espace sera réservé à des expositions culturelles et pédagogiques. Des scolaires, qui auront réalisé durant l’année des travaux liés au climat, pourront les présenter. L’auditorium « Nelson Mandela » accueillera de nombreuses conférences.
Espaces Génération Climat
L’art et la culture seront également mis à l’honneur : des expositions, des pratiques nouvelles liées au numérique ou encore des projections suivies de débats seront autant d’occasion de montrer comment l’art se saisit des enjeux climatiques et imagine le monde de demain. Enfin de très nombreuses interactions avec les participants aux négociations seront mises en place.

Restauration

Il y en a pour tous les goûts !

Quelle que soit l’heure, le budget, les habitudes ou les préférences alimentaires, il sera possible de se restaurer. Triporteurs à vélo, food-trucks, restaurants, points de vente à emporter, fours à pain : de nombreux points de restauration sont prévus, certains ouverts 24 heures sur 24, répartis dans le centre de conférence comme dans les espaces Générations climat.

restauration

Tous proposeront une cuisine qui met à l'honneur la gastronomie française et les saveurs tout en respectant l’environnement : circuits courts et approvisionnements locaux, respect de la saisonnalité, plats végétariens, gamme de produits, sans OGM, bio et/ou équitables, et jusqu’à 80 % de l’offre globale sera faite maison.

COP oblige, l’étiquetage carbone des plats sera de mise : chacun pourra choisir une assiette plus ou moins carbonée et se régaler en toute connaissance de cause.

Chaque jour, les produits non consommés seront distribués à des associations de la région qui œuvrent pour les plus démunis.